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Biographie

by Pierre Gavin last modified 2007-10-03 11:29

Texte et photos: Jean-Louis Gavin, 24.09.2007

Henri GAVIN

Photo passeport

Etat-civil

Henri Louis GAVIN est originaire des communes de Moudon et de Brenles, Canton de Vaud.

Il est né le mardi 15 octobre 1901 à Bulle.


Faire-part verso

Faire-part recto

Il est le fils légitime de Paul Eugène GAVIN, pharmacien, âgé de 31 ans, et de Jeanne Marguerite née MILLIET, âgée de 30 ans. A sa naissance, il a pour frères et sœur Marguerite Mina (née en 1896), Paul Ferdinand (né en 1897), et Charles Félix (né en 1899). Il aura ensuite un frère, Jean-François (né en 1906) et une sœur, Suzanne Ida Theodora (née en 1907).

Sa mère Marguerite meurt le 14 février 1916, il est alors âgé de 14 ans.

Ses frères Paul et Charles meurent en 1918 et 1923.

Son père Paul décède le 2 août 1923, Henri a 21 ans.

Henri Louis GAVIN épouse Violette Eugénie Emma CLERC, le 2 juin 1930, à Rolle.

Mariage

Ce couple aura trois fils :

-          Jean-Louis né le 1er juillet 1933 ; Henri est âgé de 31 ans

-          Paul Henri Théodore né le 7 juin 1935 ; Henri est âgé de 33 ans

-          Pierre Jacques né le 7 septembre 1941 ; Henri est âgé de 39 ans.

Henri Louis GAVIN est décédé le jeudi 10 avril 1952, à l’âge de 50 ans, à Yverdon.

Etudes

Du 1er mai 1909 au 7 avril 1915, Henri GAVIN fréquente l’école primaire à Bulle ; il y est camarade de Jean MERMINOD, dont le frère Jacques épousera Marguerite GAVIN ; le 7 avril 1915, son bulletin mentionne : « 2ème rang de mérite égal avec J. MERMINOD ». Jacques et Fernand MERMINOD ont pour père le pasteur de Bulle Albert William MERMINOD.

Henri et Jean

Du 19 avril 1915 au 12 avril 1919, il suit le Collège scientifique cantonal à Lausanne ; il y reçoit le prix de composition française le 21 décembre 1918, et le prix J. F. Cole le 12 avril 1919.

De 1919 à 1921, il est au Gymnase scientifique cantonal à Lausanne ; il y reçoit le Diplôme de Bachelier ès sciences mention Mathématiques spéciales, en date du 13 juillet 1921.

Baccalauréat

De 1921 à 1925, il est à l’Ecole d’ingénieurs de Lausanne, où il obtient le Diplôme d’ingénieur électricien ; il y est momentanément assistant du professeur Juillard (1926)

Vie professionnelle

Les conditions difficiles du marché du travail obligent un certain nombre de diplômés de Lausanne à travailler à Baden AG, chez Brown, Boveri & Cie (BBC). Henri GAVIN y travaille du 31 mai 1926 au 17 mai 1941, tout d’abord à la rédaction française de la Revue BBC, puis dès 1930 au Service des centrales électriques, ce qui le conduisit à traiter à la fois le côté technique et le côté commercial.

Dès le 1er juin 1941, il est ingénieur au chemin de fer Yverdon – Ste-Croix, avec un salaire de Fr.8'400.— l’an. Il entreprend d’abord la réfection du pont Cochables entre Trois-Villes et Ste-Croix, et prépare l’électrification de la traction. Il est directeur de la Compagnie dès le 1er janvier 1943. Il marque encore sa direction par la construction dans les ateliers du chemin de fer du tracteur Crocodile (1950). (voir sous Yverdon – Ste-Croix)

Crocodile

En 1949, il gagne Fr.12.000.— par an, + 2% des bénéfices mais au maximum Fr.3'000.—

Sollicité de créer des transports publics à Yverdon, il promeut le Gyrobus, en fonction dès 1953. (voir sous Gyrobus)

Il fut le réalisateur et le directeur du Télésiège Les Replans – Les Avattes aux Rasses sur Ste-Croix.

Il a été Vice-Président de l’Union des entreprises suisses de transport.

Domiciles

Henri GAVIN a habité Bulle, Grand-Rue, à la Pharmacie du Serpent que tenait son père Paul de sa naissance à l’âge de 14 ans. (voir sous Pharmacies). Après avoir été hébergé par son oncle Louis MILLIET à la Cure de Lonay, il habite depuis 1919 à Pully, Avenue des Cerisiers, à la villa Beau-Lac.

De 1926 à 1941, il habite à Wettingen AG, successivement à la Landstrasse 9, à la Claridenstrasse 10 et à la Seminarstrasse 48.

A son arrivée à Yverdon, il s’installe à la Rue Haldimand 9, au 1er étage. En 1949, il achète à Edouard Verdan 1137 m2 à la Rue des Uttins 26 ; il déménage en novembre dans la villa qu’il a fait construire. En 1950, il achète la parcelle contigüe.

Vie privée

Henri GAVIN a eu la chance d’avoir quelques excellents professeurs, dont il aimait citer les maximes ou les anecdotes.

Il aimait la montagne, le ski, la musique, mais s’intéressait à tout ce qui était innovant.

A son recrutement militaire, en 1921, on décela une tachycardie, mais on le déclara apte au service ; il fut incorporé dans l’artillerie et fit son école de recrue à Bière. L’année suivante il fut déclaré apte au service dans les services complémentaires ; il paya la taxe d’exemption de 1924 à 1940, puis fit 192 jours de service actif. En tant que cheminot, il fut exempté.

Il a eu l’occasion de faire quelques rares voyages :

-          Monaco en 1919

-          Paris en avril 1946 pour le mariage de sa sœur Suzanne (visa requis !)

-          Suède en juin 1949

-          Ecosse en juin 1951, ces deux derniers pour le Congrès des entreprises de transport.

Il s’est beaucoup dévoué à la chose publique : au moment de son décès, il était Président du Rotary Club d’Yverdon et de la Société de développement, caissier du Chœur mixte d’Yverdon, membre du Comité de l’Association pour la maison de paroisse.

Anecdotes

  • En 1948, Saint-Moritz accueillait les Jeux olympiques d’hiver. L’équipe suisse s’y est distinguée. En finale pour la 3ème ou la 4ème place, elle devait jouer un jour où les Services industriels d’Yverdon ont eu la bonne idée de couper le courant pour effectuer divers travaux. Et les radios à piles n’existaient pas encore. J’allais être privé du reportage de ce match. Mais Papa se souvint du temps où il montait des récepteurs à galène, qui fonctionnent sans courant. En récupérant du veux matériel, il en construisit un en rien de temps ; et ça marchait ! Si bien que, muni d’écouteurs, j’ai pu suivre le reportage du célèbre Squibbs, pour mon plus grand bonheur.
  • On commençait à parler d’avions à réaction ; notre père nous construisit un bateau à réaction que nous faisions circuler dans la baignoire. Un tube d’aspirine percé d’un trou à une extrémité et rempli d’eau, placé au-dessus d’une bougie à réchaud, le tout sur une planchette, et la démonstration était convaincante.
 

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